Gigue le Fer
10 mars 2008 par Tetho
2025, 50 ans après avoir été scellé avec l’île de Kyushu lors d’une grande bataille qui a vu la victoire à l’arraché des forces d’auto-défense japonaise le Grand Empire Jama se libère et repasse à l’offensive. Kenji Kusanagi, jeune pilote de moto tête brûlée se retrouve au cœur de la première bataille et par une étrange coïncidence va se retrouver aux commandes de Jeeg, le robot d’acier.
Alors, une vielle licence de Go Nagai remis au goût du jour, Jun Kawagoe à la réalisation, Akira Kikuchi au charadesign et à la direction de l’animation, JAM project au générique, la même police illisible pour les cartons… Pas de doute c’est Shin (新) Getter Robo all over again, et c’est pas comme si on allait s’en plaindre. Alors format TV oblige c’est pas aussi bien animé et pas aussi sombre (oubliez berserk Ryôma et Ayato psychopathe) mais la comparaison reste flatteuse pour Kôtetsushin Jeeg.
Jeeg dans toute sa gloire
Kôtetsu Jeeg est une série de Nagai diffusée en 1975 très peu connue chez nous, diffusée en même temps que Getter Robo G, elle à toujours été dans l’ombre des grosse licence du maître. Elle raconte les aventures de Shiba Hiroshi, cyborg pilote de course qui pour lutter contre le Grand Empire Jama pouvait se transformer en la tête d’un puissant robot : Jeeg. La grande originalité de la série était le concept de son robot, qui non seulement était assez petit pour l’époque (10m de haut) mais était surtout entièrement basé sur le magnétisme, il pouvait utiliser selon le besoin de nombreuses armes qui s’aimantaient à ses différentes articulations. Ce concept a permis d’ailleurs la création de plein de jouets très amusants avec des aimants. Les armes en question étaient fournies par sa petite amie, Micchi, pilote du vaisseau de soutien Big Shooter.
Robot en kit à assembler soi-même
Une des première surprise de la série est de très vite se révéler ne pas être un remake du Jeeg de 1975, mais une suite, située 50 ans après. On retrouve ainsi le professeur Shiba, toujours créateur de Jeeg ainsi que Micchi, devenue chef des forces de défenses contre l’Empire Jama qui devenus vétérans vont devoir guider l’équipe de jeunes héros qui combat, Hiroshi par contre est lui porté disparut au combat et son sort sera un grand enjeu de la série. Dans cet optique de continuité la série adopte un ton totalement retro, de nombreux flashback avec le premier Jeeg étant même présent pour permettre au nombreux spectateurs n’ayant pas vu la série originale de comprendre tous les enjeux présents.
Le Jeeg original, surnommé “tête de pastèque” par ses fans
Un des gros avantages du format de 13 épisodes est qu’il force le scénario a aller vite, la série échappe ainsi à la recette trop classique du monstre du jour et aux questions comme “mais pourquoi les golgoths ne reviennent pas détruire le 3eme barrage ?“, bref les évènements et révélations s’enchaînent vite et le spectateur n’a pas le temps de souffler. La série prendra d’ailleurs sur la fin une dimension cosmique qui n’est pas sans rappeler celle de Shin Getter, mais c changement de direction peut sembler un peu parachutés tant il tranche avec l’aspect Japon traditionnel d’une partie de la série. Mais on néanmoins appréciera le fait que les scénaristes ont pris en compte pour le créer les éléments du premier Jeeg, renforçant encore la cohérence des deux séries.
Les pilotes de la Build Base.
Les héros de la seconde génération sont quand même assez classiques, il y a d’abord Kenji le héros fonceur et paresseux qui préfère allez mater les filles plutôt que s’entraîner à utiliser son robot, ce qui fait que sur le champ de bataille il se retrouve forcé d’utiliser des stratégies des plus imaginatives pour s’en sortit comme demander un bras de rechange et s’en servir comme d’une batte pour frapper l’ennemis. Tsubaki est elle une Misumaru Yurika à la sauce Nagai, amie d’enfance de Kenji, elle joue le rôle du soutien que ce soit morale ou au combat où elle à pour rôle d’envoyer les éléments de Jeeg à Kenji. Enfin Kyo lui est le héros mystérieux, il semble plus doué que Kenji mais n’est pas pilote de Jeeg, il cache un gros secret qui ne sera révélé que tard dans la série. Enfin il y a les Build Angel, trio infernal de pilotes de chasse qui comme tous les pilotes de soutien ont pour rôle de distraire les ennemis par leurs attaques souvent inefficaces.
Ami ou ennemi ? En tout cas il en impose !
Techniquement la série est réussie, les designs des personnages et des robots sont fidèles au style de Nagai et l’animation des combats est fluide. On regrettera par contre l’utilisation maladroite de 3D pour les mechas de soutien qui se retrouvent ainsi à jurer avec le reste de l’image tant ils sont mal intégrés. On peut aussi déplorer que le générique de début soit presque entièrement composé d’images de l’assemblage de Jeeg, qui non seulement ne colle pas idéalement au rythme de la chanson aux rythme tribal de JAM Project, mais en plus diminue l’impact de la séquence quand elle est utilisée dans l’épisode, puisqu’on l’a déjà vue.

Bref Kôtetsushin Jeeg est une petite série de robot fort sympathique qui plaira sans l’ombre d’un doute à tous ceux qui ont déjà apprécié une série de l’oncle Go. Elle est loin d’être exempte de défauts, mais possède une histoire prenante racontée sur un rythme soutenu et une réalisation soignée, soit tout ce qu’on demande a une série du genre.













