Spice and Wolf : le manga
9 avril 2008 par Tetho
Après les romans et l’anime mais avant le jeu vidéo voici le manga adapté de Ookami to Kôshinryô (spice and wolf, spicy wolf ou n’importe quoi avec du loup et des épices dedans), prépublié depuis octobre dernier dans le Dengeki Maoh et dont le 1er volume relié vient de sortir au Japon. C’est Kôme Keito à qui l’on doit déjà les mangas de Uta∽Kata et Kujibiki♥Unbalance (et une foule de titres plus louches) qui s’est chargé de cette adaptation, et si on pouvait avoir peur de voire un champion du loli-moe s’occuper de ce titre, force est de constater qu’il s’en tire bien.
Rapide rappel de l’histoire pour ceux qui ne connaissent pas encore le titre : Lawrence Craft est un marchand, alors qu’il passe au village de Pasroe lors de la fête des moissons, il va par un étrange concours de circonstances se retrouver lié à Horo, divinité canine qui veillait sur les champs et qui veut retourner dans le grand nord où elle est née. Trouvant un terrain d’entente avec Lawrence, elle voyagera avec lui et l’aidera grâce à sa sagesse et sa ruse à mieux gérer ses affaires.
Scénaristiquement le manga couvre à peu près la moitié du premier roman soit pile les trois premiers épisodes de l’anime et ce avec très peu de différences si ce n’est l’absence de Chloe, personnage crée juste pour le dessin-animé. On garde donc le même subtil mélange entre commerce et relation entre les deux héros qui a fait le succès du titre.
Les personnages eux diffèrent un peu : Lawrence est plus présent et se laisse moins démonter, Horo elle est plus enjouée et cabotine, c’est un peu surprenant au début mais on s’y fait vite et finalement les échanges entre les deux partenaires restent passionnants a suivre.
La bonne surprise de ce manga est de voir à quel point le trait de Kôme s’adapte parfaitement à l’ambiance médiévale du titre : il réussit à donner un coté usé et crédible aux décors et aux objets et les personnages sont tout aussi réussis, tout juste pourra on reprocher a sa Horo de faire vraiment loli ce qui colle moyennement à son titre de Sage Louve.
Un autre gros plus du manga est la présence de cartes et schémas détaillant les principes économiques mis en jeu, aidant à la bonne compréhension de ce qui se trame. Plus amusant, on notera qu’entre la prépublication et le volume relié les tétons d’Horo ont été rajoutés… C’est du détail, mais c’est toujours ça (surtout que l’anime n’y a pas eut le droit sur les DVD).
On a donc ici une adaptation réussie d’un très bon titre qui est a la fois fidèle tout en ayant sa propre identité, bref une bonne occasion de se replonger dans l’univers de la série sans pour autant avoir l’impression de revoir la même chose. Au rythme actuel il faudra certes encore environ un an et demi (et trois volumes) au manga pour dépasser l’anime dans l’adaptation des romans, et gagne de l’intérêt en proposant de l’inédit, mais gageons que d’ici là une 2eme série animée sera réalisée, et on ne s’en plaindra pas, plus d’Horo ne peut être qu’une bonne nouvelle.
Pour les curieux une preview est disponible ici.
Le manga d’Ookami to Kôshinryô est © Isuna Hasekura / Mediaworks / Keito Koume








